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Eaux de toilette, après-rasage, brumes alcoolisées : ce sont deux régimes qui se cumulent — un produit cosmétique au sens du règlement européen, et une marchandise dangereuse au transport. Voici le parcours complet, étape par étape.
Un parfum ou une eau de toilette n'est pas un colis ordinaire. Il cumule deux régimes :
Attention à une distinction qui change tout : les territoires d'outre-mer ne relèvent pas tous du même droit.
En revanche, la contrainte de transport, elle, est la même partout : les liaisons maritimes depuis la Chine relèvent du code maritime international pour les marchandises dangereuses. Autrement dit : le dossier doit être prêt avant le départ de la marchandise, pas à l'arrivée.
Le règlement désigne un responsable établi dans l'Union européenne : c'est cette personne (ou société) dont le nom et l'adresse figurent sur l'étiquette, et qui doit pouvoir présenter le dossier produit aux autorités de contrôle. Une usine en Chine ne peut pas tenir ce rôle : il revient à l'importateur, au distributeur ou à un mandataire établi dans l'UE.
Le responsable n'est donc pas une formalité de papier : c'est lui qui engage sa responsabilité sur la conformité, l'étiquetage et le contenu du dossier.
Avant la mise sur le marché, la sécurité du produit doit être évaluée et un rapport de sécurité établi par un évaluateur qualifié. Ce rapport fait partie du dossier d'information produit, que le responsable doit conserver et pouvoir présenter.
Ce n'est pas une analyse de chaque flacon : l'évaluateur part de la formule exacte et des données techniques, puis intègre des essais précis :
Bonne nouvelle : les fabricants réalisent fréquemment ces essais pour leurs clients. On commence donc par demander à l'usine ce qui existe déjà, et on ne complète en laboratoire que ce qui manque. Le rapport suit ensuite le produit tant qu'il ne change pas de formule.
Avant la première mise sur le marché, le produit doit être notifié via le portail européen, sur la base du dossier de sécurité. La notification est gratuite et, une fois faite, aucune notification nationale supplémentaire n'est requise au sein de l'Union : une seule couvre donc la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin. Pour les collectivités qui ne font pas partie de l'Union (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy), les obligations locales sont différentes : à vérifier au cas par cas.
L'étiquette est le point de contrôle le plus fréquent. Elle doit porter, en français :
Une étiquette réimprimée à l'arrivée coûte plus cher qu'une étiquette validée avant le départ : c'est l'un des rares postes où anticiper fait gagner de l'argent.
Les produits de parfumerie alcoolisés sont expédiés sous la référence UN 1266, classe 3 (liquides inflammables). Le point d'éclair détermine le groupe d'emballage (II ou III), donc le conditionnement autorisé et le mode d'expédition.
Documents attendus à la réservation et au chargement :
Ce dernier point est le plus souvent sous-estimé : il prend généralement une à deux semaines à obtenir, et sans lui le transporteur ne charge pas la marchandise. C'est lui qui commande le calendrier — il faut donc le lancer avant de réserver le fret, pas après.
Pour de petits volumes, la voie des quantités limitées reste possible sous conditions d'emballage et de marquage.
Ces frais sont calculés à l'arrivée : ils dépendent de la valeur déclarée, de la nature exacte du produit et du territoire. C'est pourquoi une cotation de transport seul ne dit jamais le coût complet d'un import.
Il n'y a pas d'autorisation préalable à demander pour le cosmétique lui-même : ce qui est exigé, c'est que le produit soit évalué, que son dossier soit constitué et que le produit soit notifié avant sa mise sur le marché. En revanche, le transport, lui, est encadré comme marchandise dangereuse.
Non. Elle peut fournir la formule, les fiches techniques, les spécifications des matières premières, et souvent les essais de stabilité ou de microbiologie. L'évaluation de sécurité et le dossier produit relèvent du responsable européen.
Oui pour la partie cosmétique : une évaluation, un dossier, une notification. Les formalités de transport et les taxes locales, elles, se traitent à chaque expédition.
Parce qu'il relève des marchandises dangereuses : emballages certifiés, documents spécifiques, places limitées sur les navires et contraintes d'arrimage.
Oui, sous conditions d'emballage et de marquage, par la voie des quantités limitées. Pour des volumes très faibles, la question du mode d'expédition se pose : parlons-en avant de commander.
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Ce guide reflète notre compréhension des règles applicables à la date de mise à jour (octobre 2026). Ce n'est ni un avis juridique, ni une recommandation, ni un avis réglementaire, et cela ne remplace pas la validation par un professionnel qualifié (évaluateur de sécurité, commissionnaire en douane). Les règles évoluent, et chaque produit a ses particularités.
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